Risc Group : Regroupement, le baiser de la mort !
Lorsque Risc Group dont le titre regroupait environ 690 millions d’actions juste après l’augmentation de capital d’août 2007 avait décidé d’en réduire le nombre en divisant par un ratio de 10 actions anciennes pour 1 nouvelle, on parlait d’un « Reverse Split » ou encore d’un « Regroupement d’actions« . Ainsi, lors du regroupement d’actions du 28 novembre 2007, si vous possédiez 1000 actions à 0,20 € de cette société et que le nombre diviseur était 10, vous vous retrouviez avec 100 actions qui valaient désormais 2,00 € chaque. Le « Reverse Split » est souvent utilisé par des entreprises dont le titre ne s’échange qu’à une très basse valeur (penny stocks) dans l’espoir de leur permettre de relever cette valeur et de répondre ainsi à plusieurs critères comme réduire sa volatilité, les spéculations dont il peut faire l’objet et du fait de sa pseudo nouvelle stabilité, attirer ainsi un plus grand nombre d’investisseurs institutionnels. En faisant le bilan, il n’y a jamais eu autant de volatilité sur le titre avec une baisse comprise entre -75 % et -90 % au plus bas, la spéculation n’a jamais été aussi forte avec plus de 130 % du capital échangé depuis le 1er janvier 2009.Quant aux institutionnels, ils ne sont jamais rentrés voir plutôt sortis pour ceux qui étaient encore au sein du capital avant l’opération.
L’opération de Regroupement dans le cadre très strict des Penny Stocks s’avère être un p
rocessus dévastateur pour le titre et leurs actionnaires. Cette opération constitue une sorte de « baiser de la mort« . Les titres sont alors rapidement abandonnés par les Day Traders qui les manipulaient quotidiennement dans un but strictement spéculatif de profit rapide. Cependant, cette spéculation constitue un phénomène d’émulation car en achetant un titre à 0.03 € pour le vendre presque aussitôt à 0.04 €, cela aiguise les appétits. De ce fait, d’autres prenaient le relais à 0.04 € pour revendre le titre dès qu’il avait touché les 0.05 € encaissant du même coup un profit de 25% et ainsi de suite favorisant une hausse soutenue et durable de l’action. Malheureusement, lorsque la valeur du titre quitte cette zone hyper spéculative après le regroupement d’actions, les Day Traders abandonnent alors immédiatement la valeur pour satisfaire leur appétit spéculatif ailleurs. Cela se traduira systématiquement par une baisse d’engouement et d’activité sur le titre avec pour finalité une très forte chute de l’action.
Dans le cas très précis des Penny Stocks ayant vécu un regroupement, toutes les valeurs ont subi de véritables revers avec des baisses abyssales. Le cours des titres chute très rapidement dans les séances qui suivent l’opération.
Une multitude de cas l’attestent, ainsi, la société Cesar (CSAR) avait effectué fin novembre 2007 un regroupement qui transformait 10 actions en une seule action. Le titre qui s’échangeait à 0.67 € la veille du Regroupement, devrait donc en théorie au moins valoir 6.70 € actuellement. Cependant, après l’opération et quelques semaines de cotation, le titre ne valait déjà plus que 2.90 € pour finir par coter 0.63 € aujourd’hui soit encore plus bas qu’avant Regroupement. Nous pourrions avancer de multiples exemples concernant cet effet de perte de valeur boursière pour les actionnaires qui gardent leurs actions après un regroupement.
De nombreux cas sont recensés dans le tableau ci-dessous :
Nous pouvons aussi mettre en avant d’autres exemples qui se sont produits outre-Atlantique comme pour la compagnie Victhom Human Bionics (VHB-TSX) qui avait effectué un reverse split( Regroupement) qui transformait 10 actions en une seule action. La valeur qui se transigeait à 0.06 $ la veille du reverse split, devrait donc en théorie valoir au moins 0.60 $ aujourd’hui. Cependant, après quelques séances, le titre ne valait déjà plus que 0.36 $ et ne cote plus que 0.21 $ aujourd’hui.
Sur le marché Américain, au temple de la bourse mondiale, il est toujours prévu un « Forward Split« , c’est-à-dire l’annulation pure et simple du regroupement au cas où celui-ce s’avérerait néfaste en terme de valorisation boursière après son application. Il est insensé en France que des décideurs n’aient pas ce réflexe boursier et qu’il faille attendre deux ans sous la pression des actionnaires pour annuler ce regroupement, seul cause du désastre.
Pour que l’annulation du regroupement ait lieu, il suffit de s’inscrire à l’adresse email ci-dessous :degroupement.risc.group@hotmail.fr ou encore claudehamon@hotmail.fr en renseignant le nombre de titres que vous détenez, votre prix de revient et un numéro de téléphone.Pour de plus amples informations, allez à ce lien : http://a-vous-de-jouer.blogbourse.com/
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